VINCENT GUZZO ET LES CINÉMAS GUZZO
Le père de la famille Guzzo débarque à Montréal en 1967 pour l’Expo67. Machiniste de formation, il s’établit en ville et travaille pour Pratt & Whitney. Après un conflit de travail entre l’entreprise et les employés dans les années 70, le père de Vincenzo Guzzo se cherche un commerce et tombe par hasard sur un cinéma à vendre. Pour 150 000$, la famille met la main sur le cinéma Capri dans le quartier Hochelaga Maisonneuve qu’elle décide de renommer Cinéma Paradis. Le jeune Vincent Guzzo fait alors de tout: répondre au téléphone, vendre du pop corn, déchirer les billets, … Ce fils unique (en raison du décès de plusieurs enfants après l’accouchement), qui se considérait comme un élève turbulant, assistait déjà son père à l’adolescence au niveau des aspects légaux. Il mit ensuite la main sur un premier diplôme en économie suivi d’un diplôme en droit.
Dans les années 80, la famille devient propriétaire de 4 cinémas et d’une discothèque. Dans les années 90, elle se tourne vers les « Mégaplexes », un concept de plusieurs salles dont l’objectif est d’abord de décourager la concurrence. Après avoir ouvert différents établissements et, engrangé des profits bien au-delà des attentes, ce n’est qu’en 1998 que le nom Guzzo se voit apparaître sur les affiches.
Vincent Guzzo voit grand et voit stratégique. Les profits, ce n’est pas les présentations, c’est plutôt le pop corn, la boisson gazeuse, le chocolat, les pretzels.
Après trois décennies, le jeune Vincenzo est rendu grand et s’occupe de plus de douze mégaplexes. Il attend avec impatience la stratégie que prépare son principal compétiteur, la compagnie émergeant de la fusion entre Cinéplex et Famous. Mais, son rêve ? Un studio de cinéma aux États-Unis…