Ce que l’oeil ne voit pas, la ligne du temps l’imprime

Pourquoi s’arrêter quand on peut marcher ? Pourquoi marcher quand il nous est mieux de courrir ? Le monde est le fruit de milliers d’années de progrès. Ce que l’on voit aujourd’hui n’était pas là hier et ce qui nous est impossible d’imaginer à cette heure-ci n’appartient qu’à demain. L’être humain d’hier n’était pas moins intelligent que celui de demain, il ne faisait que travailler avec les outils de ses capacités et de son époque.

Ce que l’œil ne voit pas, la ligne du temps l’imprime. Telle est la vision. Personne ne la voit, mais elle est vue par tous. Le fil de l’histoire a toujours été une source d’inspiration pour les différentes générations. Alors que certains ont trouvé en la terre, le charbon et le fer des ressources pour le transport, d’autres ont vu dans l’océan un pont entre les cultures. Alors qu’un jour, il y eut cet être humain qui a vu un oiseau voler et qui décida d’en faire une imitation, un autre décida tout simplement d’aboutir parmi les étoiles. Dans le ciel, ils ont volé. Sur l’eau, ils ont navigué. À travers la terre, ils ont marché. Ces êtres humains partaient à la conquête du monde et du savoir. Tant de facination devant chaque invention, tant d’excitation devant chaque découverte.

Par l’essai et par l’erreur, ils ont appris et ont découvert. Par l’expérience, ils ont inventé et évolué. Avec le feu, ils se sont brûlés. Dans l’eau, ils se sont noyés. L’action a suscité la réaction. L’un a vu l’avion, l’autre a vu le parachute. L’un a vu le bateau, l’autre a vu le gilet. L’un a vu l’auto, l’autre a vu la ceinture. L’un a vu la loi, l’autre a vu le juge. L’un a vu la feuille, l’autre a vu le crayon. Le monde serait-il interdépendant ? Ne serait-ce là une grande chaîne d’actions et de réactions ? L’optimiste a vu naître le pessimiste. Le gestionnaire a vu naître le visionnaire. Le visionnaire, lui, a vécu l’avenir avant son temps.

(rédigé en 2014 par Youssef Hariri)

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