Le hockey, au-delà du sport.

Ça sent la coupe ! Ça sent la grande victoire ! Voilà un cri chanté haut et fort par une population en soif de vivre un rêve à renouvellé à chaque année. Un cri surtout entendu lors d’un match sans pareil, un match à la hauteur de nos « Canadiens de Montréal » tel qu’on l’a rarement vu dans les dernières années. Vous souvenez-vous de ce match des Canadiens contre les Rangers il y a quelques années ? Après avoir tiré de l’arrière 5-0, les gars de la flanelle rouge ont fait preuve d’un courage déterminant pour remonter et l’emporter 6-5. Le poulet devait sûrement être en rupture de stock alors que le marché perdait espoir au début du match.

Tout d’abord, les Rangers menaient 5-0. Qu’arriva-t-il ? D’un côté, les joueurs de cette équipe ont pris le match pour acquis et ont tout simplement décidé de savourer la victoire de façon anticipée, ou plutôt de « vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ». De l’autre côté, il y avait encore une flamme, un feu qui brûlait à basse température mais qui n’attendait qu’un combustible pour se mettre en ébullition et exploser ! Cette flamme n’est nulle autre qu’une détermination nourrie par le combustible de l’espoir et de spectateurs salivant une remontée et, arriva ce qui arriva : 6-5 pour la victoire !

Un match qui a fait rêver les jeunes comme les personnes âgées. Un match qui a réuni Jean avec Ahmad et Irwin. Voilà la beauté du sport !

Aussi chers que nos joueurs puissent coûter. Aussi cher, pour un billet, que l’on soit prêt à débourser. La joie donnée par un but, l’espoir donné par la victoire, sans oublier les beaux moments passés entre amis, il n’y a presque pas d’aussi grand exemple qu’un match de sport où, malgré la compétition, l’esprit d’équipe de part et d’autre nous démontre à quel point on peut s’amuser tout en gagnant tout comme ne pas perdre espoir en perdant. D’accord, que les Canadiens de Montréal l’emportent ne change rien à ma vie : Je n’aurais pas une promotion demain matin, je n’aurais pas un diplôme de plus, et ça ne règlera pas nécessairement les conflits internationaux. Cependant, le hockey, comme le sport en général, nous démontre que les beaux moments de la vie peuvent unir toute une société sans distinction de race ou de religion. Et, que tu viennes du Saguenay-Lac-St-Jean, de Pékin, de Québec, de Beyrouth, de Washington, d’Ottawa, d’Athènes, de Port-au-Prince, de Buenos Aires, de Londres, de Canberra, de Nairobi, d’Abidjan ou de Rome, tu savoures le succès avec les autres dans une joie commune qui n’a aucune autre identité que l’espoir d’une plus grande victoire. Ainsi, le sport devient un modèle de cohésion sociale où la collectivité n’est pas concentrée sur l’identité de l’individu qui gagne mais plutôt, sur l’objectif collectif de faire du succès des uns notre propre victoire. Un exemple de génération en génération dans lequel les gouvernements devraient investir beaucoup plus sans politiser le domaine.

Bref, ça nous montre que si l’être humain savait vivre heureux loin de son égocentrisme, de son arrogance, de son besoin de faire son voisin à son image, et de son désir de s’accaparer toutes les richesses de ce monde, tout en portant attention à ce qui fait le bonheur des autres autant que ce qui fait le sien, on pourrait finalement avoir une cause commune bâtissant ainsi un monde prospère loin des malheurs qui divisent les individus. Go Habs go !

(rédigé en 2014 par Youssef Hariri)

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